Sophie Rocco 

Œuvre dans nos réserves

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Présentation


Sophie Rocco, peintre vagabond et rebelle, s’approprie les modestes débris du monde pour recréer un univers à partir de “riens”. Tourbe, rouille, fils s’amalgament pour constituer la matière qui donnera naissance à des portraits-paysages posés sur une humble feuille de papier calque comme l’empreinte d’un visage sur un suaire. Un art métaphorique de la métempsycose, fruit d’une grande liberté intérieure.

Sophie Rocco en quelques dates

Exposant depuis les années 1980 à Paris, Bruxelles, mais aussi à New York et Osaka, Sophie Rocco a pris part à de grands Salons comme celui de la Figuration critique en 1996. Au Salon MAC 2000, de Paris, elle a été couronnée du Prix du public. Sophie Rocco vit et travaille à Paris.


Biographie


Expositions personnelles
1980

Galerie Prisma, Vérone, Italie
1984
Galerie Ratko, Pirmasens
1990
Galerie des Ménétriers, Paris
1994
Galerie Jean Jury, Clermont-Ferrand
1995
Musée d'Art et d'Archéologie, Aurillac
1996
Galerie du Toit de la Grande Arche, Paris La Défense
Centre culturel Pomel, Issoire
Broome Street Gallery, New York
Galerie Michel D, Paris
Centre Culturel André Malraux, Le Pecq
1998
Espace d'art contemporain Le Cercle Bleu, Metz
1999
Galerie Emmanuelle Morin-Pitel, Paris
2003
Galerie Alepée-Ebest, Paris
2004
Galerie Grand'Rue, Poitiers
Galerie Eric Dumont, Troyes
2005
Bogena Galerie, Saint-Paul de Vence
Galerie Gérarld Leroy-Terquem, Paris
Galerie Grand'Rue, Poitiers. Antoine Hyvernaut
Galerie d'art, Gordes
2006
Galerie Richard Nicolet, Coustellet
Bogena Galerie, Saint-Paul de Vence
Galerie d'art Klein, Sceaux
Galerie Ardital, Aix-en-Provence
Galerie Grand' Rue, Poitiers. Antoine Hyvernaut
2008
Galerie Polad-Hardouin, Paris

Expositions collectives
1978

Galerie Raymond Duncan, New York
1979
Communale de Jettes, Bruxelles, Belgique
1980
Festival international, Osaka, Japon
1988
Galerie Laurens, Paris
1996
“Libre comme l'Art 2” Toit de la Grande Arche, Paris La Défense
Salon de Fresnes
1997
“Ouverture Regards sur le monde” Toit de la Grande Arche, Paris La Défense
1998
Salon Art Pluriel, Rueil-Malmaison (Achat de la Ville)
1999
Salon Mac 2000
Salon Itinéraire 99, Levallois-Perret
Salon de Fresnes
Salon de Montrouge
2000
Manifestation Séoul, Corée
Salon Jeune peinture, Centre Culturel de Courbevoie
Galerie Emmanuelle Morin-Pitel, Paris
Mac 2000
Rencontre du Cadran
2001
St'Art , foire internationale de Strasbourg
Galerie Emmanuelle Morin-Pitel, Paris
Rencontre du Cadran
“Au-delà du Corps”, centre culturel J. Prévert, Aixe-sur-Vienne
Galerie du Fleuve, Paris
2002
Galerie de l'Olympe, Perpignan
Galerie Art Contemporain, Rouen
Espace Jacques Prévert, Mers-les-Bains
2003
Voeux d'Artistes, Paris
2004
Vœux d'Artistes, Lyon, Paris
MAC 2000
2005
Fondation Taylor, Paris
Vœux d'artistes, Lyon, Paris
MAC 2000, espace Champerret
Quinzaine de l'art contemporain du Perche à Mortagne
2006
Galerie Idées d'Artistes, Perros Guerec – Hors murs, Paris
2007
Galerie Idées d'Artistes, “La part d'ombre”, Paris
Galerie Polad-Hardouin, “Intranquille Amour”, Paris

Prix
1978

Prix du Jury, Galerie Raymond Duncan, New York
1997
Prix du Conseil général, Rueil-Malmaison, Salon Art Pluriel
1999
Prix du Public, Mac 2000 – Prix Marin, salon Itinéraire 99, Levallois-Perret


Libre propos



Ils en parlent


"Quelle dérangeante œuvre d’art pourrait se passer de la mort pour que des poussières de vie puissent ensemencer nos miroirs ? Tandis qu’en extrême lenteur, à coups d’ombre épaisse, l’exigeante peinture de Sophie Rocco émerge durement, comme issue d’une gangue impensable. Une croûte de matière, masquant d’infimes traces vitales, et desséchée au contact d’un air vidé d’oxygène, ose à peine un espace d’art obscur, sidérant d’humilité, de rugosité picturale, et de si poignante présence."
Christian Noorbergen

 

“Cette peinture est fortement pensée. Elle exprime une vision et une douleur au monde. Le tremblé, l’imprécis, l’indécis, l’absence d’yeux dans les visages, suggèrent bien un univers d’angoisse, qui doit autant à l’âme – l’inconscient – qu’à la réalité : car on pense aussi bien à des phantasmes, des obsessions intimes, qu’à un univers concentrationnaire.
Mais ce qui me paraît marquer cette série de toiles de Sophie Rocco, c’est le silence accablé des êtres qu’elle peint ; leur souffrance muette que tout leur corps exprime et que la place qu’ils occupent dans les couleurs rend presque insoutenable. Et cependant, on ne peut détourner les yeux. Ils sont pris par la toile, comme si Sophie Rocco avait su exprimer ce que nous sommes, ce que nous craignons, et comme si, ainsi, chacune de ses œuvres était notre miroir.”

Max Gallo

“Près, trop près, on ne voit qu’une matière violente et violentée. Seule la distance (celle de l’amour ? celle du deuil ?) a permis à ce visage, sans doute toujours le même dans son impossible entreprise d’affleurement, de défouissement hors du rien de l’absence, de l’oubli : visage ? Quelque chose plutôt qui ne serait ni ébauche, mais plutôt son envers, ni vestige, mais plutôt son ennemi juré. Humain cependant, dont le regard ne peut se déprendre, saillie du nez, béance des orbites sous l’arcature sombre, comme des fossiles dans une roche, de vant lesquells on pourrait presque passer pris au leurre des pigments, affleurant encore, cependant. Alors on reçoit en pleine face la douleur impensable du disparaître.”

Michelle Viviane Tran Van Khai



Sans titre - Ref : 261
2007, Technique mixte sur papier calque, 100 x 74 cm.

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