Riders, Paris
La galerie présente un choix d’artistes qui utilisent le dessin comme l’un de leur medium privilégié.
Parce qu'il n'obéit à rien d'autre qu'au mouvement de la pensée, le dessin apparaît, en effet, comme un exercice
de liberté totale, éloigné de toute préoccupation d'ordre esthétique, n'obéissant à aucune espèce de règle autre
que celle que se donne l'artiste.
Ces sont des « Riders » des cavaliers solitaires à la recherche de terres inconnues, avec pour seul viatique la gourmandise des lignes et des couleurs, la volupté des formes, l’énergie du trait ou son absence.
Réunis dans un seul espace tout en gardant leur singularité radicale et leur spécificité, Riders devient une œuvre commune. Le spectateur sera immergé au cœur du dessin.
Près de trente artistes invités dont : Pat Andréa, Felicia Atkinson, Gwenaël Billaud, Vincent Bizien, Christophe Boursault, Daphné Chevallereau, Paul de Pignol, Raynald Driez, Vanessa Fanuele, Andrew Gilbert, Andreas Hofer, Marcel Hüppauff, Michael Kalmbach, Marcel Katuchevski, Fred Kleinberg, Cristina Lama, Fréderic Léglise, Julie Lorinet, Michel Macréau, Maryan, Matias Sanchez, Charlotte McGowan-Griffin, Bjarne Melgaard, Orlando Mostyn Owen, Stani Nitkowski, Heike Pillemann, Humberto Poblete-Bustamante, Eva Räder, Sylvia Reyftman, Emmanuelle Renard, Raphaëlle Ricol, Joanne Robertson, Jean Rustin, Lionel Sabatté, Adam Saks, Christine Sefolosha, Astrid Sourkova, Lucy Stein, Davor Vrankic, Wu Xiaohai, Eric Yahnker.
Exposition proposée par Ileana Rodriguez
Orlando Mostyn Owen - Back Door Arcadia, Paris
Les tableaux récents d’Orlando Mostyn Owen, telle une déambulation à travers l’Histoire, sont rassemblés sous le titre Back Door Arcadia.
Il se sert du voyage pour rechercher les traces inscrites dans le paysage, mélange de vestiges et de modernité.
Les zones de trouble qu’il suggère contredisent toute harmonie ou ordonnancement au profit d’une tension voire d’un conflit.
L’espace ainsi proposé appartient à un monde défaillant proche du chaos :
“Des champs parsemés de tombes étrusques et de capotes, des prostituées nigériennes et roumaines au bord de la route, découpées par la
blancheur du soleil et le noir de l’ombre, voila nos ‘nymphes de forêt’ à nous ...”. (Orlando Mostyn Owen)
L’évocation de l'Antiquité renforce cette tension.
Son Minotaure est à la fois splendide et ridicule. Son Ariane ressemble davantage à une midinette qu’à une muse.
La beauté de ses paysages de forêt, aux couleurs chatoyantes, brusquement s’oppose à la présence d’un perroquet aux couleurs stridentes ou à celle de guerriers aux harnachements étranges.
Un monde entre sensualité, mystère et ironie.
Une œuvre entre crépuscule et rires grinçants.
Des visions d’une Arcadie à jamais perdue ?
Catalogue
Interview de l’artiste par Elisabeth Couturier