Le Festin de la Bête


L’ange déchu fascine dès ses origines toutes les cultures, dans lesquelles il revêt un rôle important. Si, au Moyen Âge, sous la figure de Belzébuth, Azaroth et Asmodée, il est chassé et persécuté par la société, il envoûte plus tard des peintres comme Grünewald, Bosch ou Cranach. À l’époque des Lumières, il se voit exalté, voire adulé, et devient un acteur de la création artistique, où il forme la représentation de la rébellion dans l’ordre social.  Plus tard, chez Victor Hugo, Charles Baudelaire et William Blake, il incarne et symbolise la démesure ; créature hors norme dans une société chrétienne en pleine ébullition scientifique, il offre une source d’inspiration : la bête se métamorphose en muse.
Insatiable, la bête se repaît de spectacle et de fureur. La peinture est la bête elle-même, inapaisable, dévorante dans sa créativité. L’artiste assume sa part de bestialité dans la gestation des œuvres. À travers cet état de possession, la peinture se fait libre et insoumise. Elle est audacieuse, rebelle et toujours en opposition.

Avec les artistes de la galerie : Petrus de Man, Louise Giamari, Fred Kleinberg, Marcel Katuchevski, Michel Macréau, Orlando Mostyn-Owen, Michel Nedjar, Stani Nitkowski, Humberto Poblete-Bustamante, Emmanuelle Renard, Christine Sefolosha et Daphné Chevallereau
 


Bad Joke
Humberto Poblete-Bustamante

Sans titre
Orlando Mostyn Owen

La consolation
Emmanuelle Renard

I wanna be your dog
Fred Kleinberg

Ballerine
Christine Sefolosha

Sans titre
Daphné Chevallereau

Sans titre
Daphné Chevallereau

Beau
Marcel Katuchevski

Ma tentation
Stani Nitkowski
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